Thomas, jeune directeur en Pays de la Loire : ce que le coaching change quand la fonction pèse plus que prévu

Le contexte de Thomas

Thomas est directeur d'établissement scolaire en Pays de la Loire. Il a la formation, le diplôme, les compétences. De l'extérieur, tout est en ordre.

Ce qu'on ne voit pas, c'est ce qu'il porte depuis qu'il a pris ce poste.

La responsabilité d'une équipe entière. Des attentes placées en lui par des gens qu'il n'a pas choisis. Des décisions à prendre seul, parfois dans l'urgence, sur des sujets qui dépassent largement son bureau.

Quand je l'ai rencontré, ce n'est pas un homme en difficulté que j'avais en face de moi. C'est quelqu'un qui fonctionnait. Mais qui sentait que quelque chose se perdait en chemin.

Ce qui pesait vraiment

Thomas m'a dit une chose qui m'a arrêté net. Depuis qu'il est directeur, il a perdu sa créativité. Et surtout, il a perdu l'envie de dire les choses telles qu'elles sont.

Avant, il parlait. Maintenant, il pèse chaque mot. Il réfléchit à comment le dire, pourquoi le dire, pour quel objectif. Ce n'est pas de la maturité. C'est de l'autocensure progressive. Et la différence est importante.

Il y avait aussi la solitude particulière de certaines décisions. Faire un signalement pour un élève en danger. Prévenir les gendarmes pour un fait grave dans une famille. Recadrer un enseignant dans son bureau. Ces moments-là, personne ne les partage avec vous. Vous les portez avant, pendant et après.

Et puis cette phrase qu'il a entendue plus d'une fois : "Avant vous, ça ne se passait pas comme ça." Il savait que ce n'était pas lui qui était visé. Il savait que c'était la fonction. Mais ça laisse une trace quand même.

Ce qu'il m'a dit clairement : ce dont il aurait eu besoin, c'est "un coach en gestion de crises, extérieur à l'Éducation nationale." Pas quelqu'un du système. Quelqu'un qui voit autrement.

Ce que l'accompagnement a changé

On n'a pas commencé par des outils. On a commencé par une question : qu'est-ce qui vous appartient vraiment dans ce que vous vivez, et qu'est-ce qui appartient à la fonction ?

Cette distinction change tout.

Les attaques ne visent pas Thomas. Elles visent le poste. Le poste qui dérange, qui recadre, qui signale, qui décide. Thomas, lui, reste entier.

Ce que le travail ensemble a permis : retrouver de l'espace entre ce qu'il ressent et ce qu'il dit. Non plus par peur, mais par choix. La nuance est énorme. Dans un cas, on se tait parce qu'on a peur. Dans l'autre, on choisit ses mots parce qu'on sait pourquoi.

Il a aussi retrouvé quelque chose qu'il pensait avoir perdu : sa créativité. Pas celle de la salle de classe. Celle de l'homme qui pense par lui-même et fait confiance à ses propres intuitions.

Ce qu'il m'a dit en fin d'accompagnement : "Ce qui me fait tenir, c'est le sens de ma mission. Prendre soin des gens. Pas être responsable de tout, mais du tout."

Cette phrase était là depuis le début. Elle avait besoin d'espace pour sortir.

Ce que j'observe chez les directeurs d'établissement

J'accompagne principalement des dirigeants d'entreprise et des entrepreneurs. Mais la solitude que Thomas décrit, je la reconnais.

C'est la même pression invisible. La même difficulté à trouver quelqu'un à qui parler sans filtre, sans hiérarchie, sans risque. C'est ce que j'appelle la solitude du dirigeant : on peut être entouré toute la journée et se sentir profondément seul dans ses décisions.

Thomas parle à des collègues pairs dans d'autres régions via des réseaux professionnels. C'est précieux. Mais ce n'est pas la même chose qu'un espace confidentiel, structuré, pensé pour lui.

Ce qui freine les directeurs à chercher un accompagnement, selon Thomas : le temps, et le manque de connaissance des métiers du coaching. On ne sait pas exactement ce que c'est. On ne sait pas à qui s'adresser.

Ce que je leur dirais : un premier échange de 45 minutes suffit souvent à voir si c'est utile. Sans engagement. Sans jargon.

Si vous êtes directeur d'établissement et que quelque chose dans ce que Thomas décrit vous parle, vous pouvez consulter la page coach mental pour dirigeants ou prendre contact directement. Le programme Cap Confiance est fait pour ce type de travail.

Coaching directeur établissement scolaire : en conclusion

Thomas n'était pas en crise. Il fonctionnait. Mais quelque chose s'éteignait doucement.

Ce que l'accompagnement a changé, ce n'est pas sa façon de diriger. C'est sa façon d'habiter sa fonction. Avec plus de recul sur ce qui lui appartient, et moins de poids sur les épaules pour ce qui ne lui appartient pas.

Si vous reconnaissez quelque chose dans ce que Thomas décrit, prenez un temps d'échange. Sans engagement.


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